PARTIE 3

PARTIE III :

LA LOI, GARANTE DE LA SECURITE DE LA POPULATION

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SOMMAIRE

 

 I. Informer et sécuriser

  1. La prévention

1) Les simulations

a)      Une vue mondiale

b)      En France

2) Les gestes à suivre

B.     Les secours

1) L’intervention des pompiers

2) Les autres intervenants

II. La réglementation des bâtiments parasismiques en France

A. Le zonage sismique

B. Les règles de prévention

C. Vérification d’un bâtiment parasismique

 

   

I. Informer et sécuriser

 

 

« Après un séisme, les forces de l’ordre doivent agir rapidement pour sauver les victime.

« En effet, il faut agir dans les 48 heures suivant le séisme car après 72 heures passées sous les décombres, les chances de survie sont faibles. C'est pour cette raison que des plans d’action ont été établis : ils mettent en oeuvre tous les moyens disponibles et appropriés pour sauver un maximum de civils.

« Il existe des plans d'action en France qui sont adaptés en cas de séismes comme le plan ORSEC ou le Plan Rouge. Ils sont déclenchés par le Préfet. »

 d’après le  chef pompier de Wolxheim

 

  1. La prévention

 

1) Les simulations

 

a)      Une vue mondiale

 

En prévention d’un séisme, dans les zones de sismicité fortes, la sécurité civile effectue des simulations de catastrophes avec des exercices d'évacuation auprès de la population. Des simulations de ce type ont lieu dans toutes les écoles japonaises et californiennes par exemple.

Au Japon, il existe annuellement des simulations de séisme. Elles ont lieu le jour anniversaire du tremblement de terre de 1923 qui avait fait plus de 100 000 victimes. Cette simulation implique la population et les organismes de secours. Ce type de préparation est important dans les régions très exposées aux risques sismiques, malheureusement  les actions de ce type restent des cas isolés en France car les séismes importants remontent à un certain temps et que la population s’en soucie moins.

 

b)      En France

 

Des simulations sismiques ont lieu dans les établissements du sud de la France, une région fortement sismique à l’échelle de la France.

Suite à la visite chez le chef pompier de Wolxheim, nous avons interrogé un grand nombre de civils qui nous ont tous répondus qu’ils n’ont jamais été tenus informés de la conduite à tenir en cas de séismes.

Pourtant l’Alsace est aussi une région fortement sismique. On peut donc constater que le dernier séisme majeur remontant à loin déjà, la population n’est plus formée plus à ce type d’exercice.

 

2)      Les gestes à suivre

 

Pendant un séisme majeur, les secours informent la population en diffusant par radio des consignes de sécurité.

A l'intérieur, il faut se placer près d'un mur, d’une colonne porteuse ou sous des meubles solides, qui sont des abris contre les chutes d’objets ou d’éléments du plafond.

Il faut s’éloigner des fenêtres, qui peuvent exploser ou à travers lesquelles on pourrait passer et tomber, et des étagères, contenant les objets qui pourraient tomber.

Si on est assis, il faut rester dans son siège et protégez la tête avec les bras.

Il ne faut pas non plus tenter de partir avant l’arrêt des secousses. Ce n’est quand elles ont cessé que l’on peut partir dans le calme et de façon ordonnée.

Si nous sommes déjà à l’extérieur, il faut se tenir le plus possible des bâtiments, des arbres, des lignes à haute tension qui pourraient s’effondrer, et se mettre accroupi et se protéger la tête

 En voiture, arrêtez-vous et conservez votre ceinture attachée jusqu'à ce que la secousse se soit arrêtée, afin de se pas être blessé si la voiture bouge. L'arrêt – de préférence loin des arbres et des poteaux – limitera les risques d’accident et la voiture protégera des chutes d’objets. Une fois la secousse terminée, on doit se montrer prudent et éviter les ponts ou les rampes qui pourraient avoir été endommagés par le séisme.
 

B.     Les secours

 

Après un séisme, les secours interviennent, accompagnés de multiples  organismes publics et privées.

Ces services tels que les pompiers, le SAMU, la gendarmerie, etc. sont préparés régulièrement à ce genre de situation au cours de simulations de séismes.

 

1)      L’intervention des pompiers

 

« Les nouvelles lois nous obligent à nous retrouver tous dans une ville puis nous donnerons nos  ordres. Dans notre village nous ne pouvons pas intervenir à plus de 3 personnes depuis les lois de 2005 et je n’ai plus le droit de prendre de décision. Je pense pourtant que lors d’un séisme ma réaction ne serait pas celle demandée et que je suivrait mon instinct pour sauver un maximum de population avec autant de bénévoles possibles. »

d’après le  chef pompier de Wolxheim

 

D’après le chef des pompiers de Wolxheim, après le séisme, le Préfet déclenche un plan d’alerte, appelé Plan Rouge. Puis, les pompiers doivent rejoindre leur ville de secteur pour prendre leurs ordres avant de retourner dans leur village.

Les lois pourtant prévues ne seront d’après lui pas toujours appliquées en cas de séisme car la panique prend le dessus.

C’est pourquoi dans les pays comme le Japon où les séismes sont importants et plutôt fréquents, on répète annuellement les manœuvres pour que le jour prévu ce soit devenu un automatisme pour les secouristes.

 

2) Les autres intervenants

 

En plus des pompiers sont présent la gendarmerie, les SAMU et les ambulance, eux aussi prévenu pas le préfet.

Suite aux séismes les plus dévastateurs, sont aussi présentes des associations du monde entiers pour venir en aide aux régions les plus touchés par ce séisme. Les aides sont d’abord alimentaires, médicales et sanitaires et apportées directement à la population. Ensuite, on envoie des aides financières pour leurs permettrent de reconstruire leurs vies et leur environnement.

 

 

II. La réglementation des bâtiments parasismiques en France

 

 

Une autre manière de se protéger a pris corps avec l’apparition des bâtiments parasismiques. 

En 1990, le Comité Européen de Normalisation (CEN) a entrepris la rédaction des « Eurocodes », des normes à l’échelle européenne qui réglementent la conception des bâtiments parasismiques afin d’assurer une plus grande sécurité du public.

En attendant leur achèvement et leur mise en application, chaque pays conserve ses règles parasismiques propres, comme c’est le cas pour la France.

 

            A. Le zonage sismique

 

CARTE DU ZONAGE SISMIQUE EN FRANCE

 

                        

 

 

Le zonage sismique établit une hiérarchie entre les diverses zones géographiques et quantifie le niveau sismique à prendre en compte dans chacune de ces zones.

 

Un zonage de la France a été élaboré, sur la base de 7600 séismes historiques et instrumentaux et des données tectoniques, pour l'application des règles parasismiques de construction.

Le territoire français est divisé en 5 zones sismiques allant de 0 à III déterminés par le décret du 14 mai 1991 (modifié par le décret n°2000-892 du 13 septembre 2000).

La zone 0 se caractérise par une sismicité négligeable mais non nulle. C’est la seule zone où n'y a pas de prescription parasismique particulière puisque aucune secousse d'intensité supérieure à VIII n'y a été observée historiquement.

 La zone I de "sismicité faible" est définie par l’absence de secousse d'intensité supérieure ou égale à IX observée historiquement, une période de retour d'une secousse d'intensité supérieure à VIII dépassant 250 ans et par une période de retour d'une secousse d'intensité supérieure à VII dépassant 75 ans. Cette zone est elle-même subdivisée en deux avec une zone Ia de "sismicité très faible mais non négligeable", où aucune secousse d'intensité supérieure à VIII n'a été observée historiquement et où les déformations tectoniques récentes sont de faible ampleur, et une zone Ib de "sismicité faible" qui reprend le reste de la zone I ;

La zone II de "sismicité moyenne" marquée par l’observation d’une secousse d'intensité supérieure à IX, par des périodes de retour d'une secousse d'intensité supérieure ou égale à VIII et d'une secousse d'intensité supérieure ou égale à VII respectivement inférieures à 250 et 75 ans.

La zone III de "forte sismicité", limitée aux départements de la Guadeloupe et de la Martinique, où la sismicité relève d'un contexte différent : celui d'une frontière de plaques tectoniques.

           

            B. Les règles de prévention

 

Dans les zones I, II et III, toute nouvelle construction doit répondre aux normes parasismiques fixées pour la zone dans laquelle elle est construite. Ces normes doivent assurées la sécurité des habitants lors d’un séisme d’intensité égale ou inférieure à celle fixée pour la zone.

 

L'application des règles

 

Les personnes demandant un permis de construire s'engagent à respecter les règles de construction. En cas de non-respect, elles s'exposent à des sanctions allant de l'amende à la démolition. Les règles de construction doivent donc être appliquées par les architectes, les entrepreneurs, les constructeurs. En cas de non-respect, ils engagent leur responsabilité. Les autorités compétentes en matière de permis de construire ne peuvent assurer la vérification de tous les bâtiments car il induirait un investissement énorme ; seules les constructions importantes font donc l'objet d'un tel contrôle.
Si un séisme se produit et si un arrêté de catastrophe naturelle est pris, les victimes peuvent se faire indemniser par leur assurance pour les dommages subis sur leur maison. Les assureurs peuvent rechercher les causes des dommages et engager des poursuites si les règles n'ont pas été respectées.

D’après la norme PS92, AFNOR

 

La prévention du risque sismique a été progressivement étendue à différents types de bâtiments: les immeubles de grande hauteur, les établissements recevant du public et, enfin, les habitations collectives et individuelles. Ces dispositions sont maintenant réunies dans un seul décret : le décret n°91-461 du 14 mai 1991, qui définissait également le zonage sismique.

 

Pour plus d’information sur ce décret :

http://www.adil.org/972/docadil/Text%20officiels/D140591.PDF

 

C. Vérification d’un bâtiment parasismique

 

Les règles de vérification d’un projet de bâtiment parasismique et de conception parasismique sont réunies principalement dans la norme PS92, AFNOR, décembre 1995.

Elles sont complémentaires aux autres règles relatives aux différents types de construction (en béton, en acier, en bois, en maçonnerie, etc.). Cela signifie qu’un bâtiment doit répondre à la fois aux règles habituelles de construction et à celles parasismiques pour résister à un séisme.

 

Pour la prévention l’accent est mis sur les constructions "à risque spécial" comme les centrales nucléaires ou les barrages. Pour ce type de construction, on recherche bien évidement une protection maximale de la construction, quelqu'en soit le coût, car sa destruction aurait des conséquences catastrophiques.

 

 

 

L’homme se protège donc en s’organisant à l’avance, formant des agents de secourismes et en informant la population de la conduite à tenir en cas de séisme. Il prévient aussi le risque en imposant des règles de sécurité et de construction. Ces règles constituent la construction parasismique.

 

 

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